Une déclaration de Patrice LECLERC, Conseiller Général, suppléant
de messieurs Jacques BRUHNES, député et Roland MUZEAU, sénateur, au CODEF du 4 septembre 2001.

Des décisions intéressantes pour l’avenir.

Le Comité départemental de la Formation professionnelle, de la Promotion sociale et de l’Emploi (CODEF), réunie par monsieur le Préfet à la demande de la CGT et des parlementaires communistes, a pris quelques décisions concrètes qui me semblent constituer des avancées positives prenant en compte les décisions parlementaires récentes sur l’emploi et la formation.

Tout d’abord, et dans le prolongement de la loi « HUE » sur le contrôle de l’utilisation des fonds publics versés aux entreprises, la Commission du CODEF de contrôle des Fonds nationaux pour l’Emploi déjà existante pourra voir son champ élargi, dans une configuration qui reste à préciser, pour permettre de veiller concrètement à ce que les entreprises bénéficiaires de fonds publics à un titre ou à un autre (35 heures…) respectent leurs obligations découlant du versement de ces fonds.

Ensuite, si la proposition de tables rondes n’a pas été retenue, il a été convenu de travailler à la mobilisation de tous les moyens publics et des acteurs, y compris non-institutionnels (« les forces vives »), les associations, les élus et les organisations syndicales pour une gestion prévisionnelle des évolutions de l’emploi et des besoins de formation, et ce par bassin d’emploi. Pour commencer cette expérimentation, la Boucle Nord autour du Port de Gennevilliers a été retenue.
J’ai proposé d’autres sites comme le Val de Seine, l’axe Porte Maillot/La Défense, et le Sud du département qui vont être mis à l’étude.

Enfin, le principe d’un calendrier de travail avec un ordre du jour précis permettant à chacun, acteurs locaux, associations de chômeurs, élus une meilleure implication/préparation, a été retenu. Une date a déjà été prise pour une prochaine réunion du CODEF sur ces sujets le 18 décembre.

Ces quelques décisions, outre qu’elles montrent une certaine écoute des exigences qui s’expriment dans le département et dans le pays, peuvent permettre de dépasser le simple constat des licenciements en cours ou programmés, et de commencer à ne pas subir les stratégies financières des entreprises.

Il est dommage que, dans le contexte d’une remontée inquiétante du chômage, à part les parlementaires communistes, les autres parlementaires des Hauts-de-Seine n’aient pas daigné se déplacer ou se faire représenter.

Il reste à tous les acteurs de la vie sociale à pleinement s’en saisir.

Pour que cette institution vive et joue un rôle utile pour les salariés, il ne suffit pas de « parler ». La balle est aussi dans notre camp pour gagner de nouveaux pouvoirs d’intervention sur des questions aussi vitales que l’emploi et la formation.

Gennevilliers, le 4/09/01